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La K-Bine - Vol.1(Textes de Rap)Brochure aves des textes de Rap de La K-Bine, à télécharger en bas de page. Révolte populaire Mais pour qui se prennent-ils? Qui sont-ils? D'ou viennent-ils? Pour donner des leçons de morale à une jeunesse qu'on assassine Brûler le comico ça me fait pas pleurer Et si cette école vétuste crame tant mieux elle sera rénovée Toute l'année ils se foutent de savoir comment les gens de nos quartiers vivent Dans quelles conditions ils taffent et ce qu'ils subissent au quotidien Les excès et les dérives, trop de vexations Faut les entendre ces moralisateurs de salon S’offusquer que cette bibliothèque soit partie en fumée Vu le peu d'intérêt et le peu de moyens Que vous donnez à l'éducation, au social et à la culture Gardez vos discours! Les banlieusards t'emmerdent De gauche à droite les seules roses que l'on voit sont celles sur les sépultures Plan Marshall pour les banlieues, connard mais oui vas y c'est ça Dans ta démocratie bourgeoise je suis la guérilla Plus envie de discuter avec vous Ça fait longtemps que j'ai compris qu'ici ce n’est pas tout à fait chez nous Arrêtez de fantasmer sur nos quartiers populaires Sur nos révoltes et nos cris de colère Arrêtez de vouloir tout contrôler, récupérer à tout prix En tant qu'humain quand vous butez un de nos petits On a le droit de vous en faire payer le prix! (Refrain : J’ne décolère pas devant tant de violences policières D’arrogance affichée, de bavures sanguinaires Mecs de tèce banlieusards et solidaires Emeutiers cagoulés, révolte populaire !! Et spontanée car ici ce soir On sait tous ce qui nous y a amené On a tous nos raisons, toutes les raisons de la ramener D’horizons différents réunis pour tout cramer) La révolte est spontanée quand les nôtres se font canner Et impatient on l’est, vu qu’ici on ne fait qu’attendre Après un logement, un taf donc ya plus de mecs tendres On se joue du mektoub en préparant des guêt-apens Car le seul avenir c’est de finir comme nos parents Un soulèvement populaire voila c'que t’auras A force de renier tes promesses électorales Car la masse râle, sur son passage des miettes que l’on ramassera Du banlieusard jusqu’en zone rurale On réclame et crame jusqu’en rase campagne Comment rester calme Quand ça crève la dalle et que l’Etat s’en vente Que ça vend le savon et que trop peu de nos enfants finiront savant J’veux pas te peiner, on apprend de l’aîné Et sur nos mains le sang a remplacé le henné A force de traîner on laisse une traînée de poudre Ou une ambiance électrique quand la foule dans la nuit fait parler la foudre On veut bien rendre service, sur Panam tout le 936 A rendez-vous a Gare du Nord pour niquer du flic raciste Vous pouvez trembler face à vos bavures Génération sans but qui d’emblée t’insulte de fils de pute Commandos armés, nommés Saïd, Malik, Makomé, Bouna ou Zyad Fumigènes, jets de pierres et fusillades Guezmer fonsdé sous sangria et poulet en grillade Le calme avant la tempête Métro, boulot, dodo et encore quand t'en as Que t'arrive à trouver le sommeil Qu'à la télé on te saoule avec les cantonales Et des stars qui se trouvent au sommet T'es au taquet au summum, tu coupes un ceau-mor... Tire une latte 25 ans toujours rien, tu te sens mort. Tu te souviens, tu te sens môme, Tous tes rêves qui s'envolent tant ta vie bat de l'aile Rabzouz et khâl pour des vies pas hallal Pas de taf donc on se tourne vers l'économie parallèle de toute façon il paraît que c'est tout ce qu'on sait faire Et ce soir je pète un plomb de façon sévère, un conseil accroche-toi si cette vie ne te plait pas, car rien ne t'y prépare Sous-estimé depuis le départ, ils pensent que je ne tirerai pas Mais dis-toi bien qu'il en faut peu tant les jours se répètent, Et à chacun se suffit sa peine Quand je compte sur mes 10 doigts et qu'à chacun je subis une perte Si c'est pas ce soir... Qui sait demain peut-être Je subsiste à crédit des dettes qu'on m'avait prédites Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme C'est pas un secret, rien de super... Sous perf... Pas en forme Les yeux fermés, pas un bruit, bref la même qu'hier Si c'est pas ce soir, qui sait, demain peut-être (Refrain : C'est le calme avant que ça pète, la peine devenue tempête Celle qui empire, qu'on ne tempère, de vivre qui t'empêche et qui fait qu'on t'enferme C'est le calme avant que ça pète La peine devenue tempête Celle qui empire, qu'on ne tempère La colère contre leur empire qui veut que t'obtempère C'est le calme avant la tempête La même qu'hier si c'est pas ce soir, qui sait, demain peut-être) Sents-la venir cette rage qui gronde Ce n’est pas celle de la révolte formatée en bandana immonde Mais celle qui rêve de brûler le maton qui fait sa ronde C’est le silence avant le bruit des bombes C’est le cadavre qu’on extirpe de la tombe C’est l’ombre de la multitude La populace armée qui sort de sa plénitude Ça tombe bien Connexion est faite avec une colonne de crève-la-faim Petit respire un peu A peu les mots vont faire place à l’action Soyons près pour l’épreuve de feu Transmettez le message aux différentes cellules Préparez les masques a gaz et les pilules Habillez vous de noir et mettez y un peu de rouge Bourgeois tremblez sur la terre qui vibre et le monde qui bouge Luttez, résistez, organisez-vous ! En mouvements, collectifs, groupes d’affinité pas de parti chez nous Underground, indépendant, adepte de l’autonomie Le peuple on vit avec et connaît chaque partie de son anatomie Entre les médias complices Au service de la propagande étatique Sous prétexte que les temps sont durs Je vais pas devenir un connard apolitique Rien ne peu stopper ce qui se prépare Levez les poings, la tête et l’étendard (Refrain : C’est le calme avant la tempête Soleil rouge, espoir noir avant la fête En attendant le grand soir! Silence! Avant que tout ne crame avant que tout ne pète C’est la tempête après l’accalmie Avant le grand soir peu d’espoir et calomnie Silence avant que tout ne s’enflamme Avant que tout ne pète, avant que tout ne crame) Les médias mentent Politique de la terreur qui règne au 20h Télévision qui façonne ses modèles Propagande, TF1, Goebbels des temps modernes Tant les français ont le droit de savoir Sur la 6 leurs cités des zones interdites Où s'y baladent des rotweillers ou pire Des pits, le plus sanglant était mon Yorkshire Si on ne remet pas en cause tout ce qui est écrit ou dit Plus rien de crédible Tu veux garder ton boulot donc gare à Lagardère Aux conflits d'intérêt qui règnent Aux groupes qui tirent les rênes Et tire un trait sur ton texte avant qu'il ne déplaise Et que tu ne disparaisse Monde où cohabitent, dictature financière et liberté de la presse Vu que la masse dort pour l'image on lui colle une mascotte Et des spots de pub pour despotes Et politiques en manque de côtes auprès de sa jeunesse Dont on apprend les modes et on s'entoure de popstars du R&B de connes Et de connasses qui en connaissent les codes Tant il est clair qu'on est nul à l’école Et qu'on nous voit rappeur, footballeur, à la star ac ou que sais-je? Selon eux fils de prolétaires, bon qu'à faire le singe et qu'à gratter des aides (Refrain : Les médias mentent La lucarne brille comme un diamant Cancérise ton esprit comme de l’amiante Reportages bidon en période d'élection Effets d'annonces, collusions, manipulations d'opinions Les médias mentent Contrôlés de façon consciente Le diable te souris à 20h pétante Manipulations d'opinions, effets d'annonces, sondages, Collusions et pognons, bidons sont tes reportages) C’qui m’vient à l’esprit dans l’immédiat Rêve d’autonomie d’indépendance dans les médias Finis les mensonges, la désinformation perpétuelle La manipulation gérée de façon conceptuelle Tous d’accord pour dire que les journaux mentent Que la censure est vicieuse, la vérité sur la mauvaise pente L’objectivité devient venimeuse Autocensure pernicieuse Décrets appliqués de façon automatique Journalistes complices du pouvoir économique Dangers et risques gérés, portes fermées Porte-voix serrés Puisque cet incompétent a la parole Pour la masse il est crédible Pour mon esprit aiguisé à la Bourdieu il est risible C’est le comble du lèche cul qui devient roi Qui se croit intelligent te toise et te dis tais-toi Intérêts et collusion Esprit lobotomisé, choc frontal, bref collision Tout est clinquant mais pue l’hypocrisie Derrière les sourires de façade Se cache l’arrogance de la bourgeoisie Peigne cul soutenu par leurs nombreux agents. En guerre contre le parti de la presse et de l’argent! Lucides Lucide comme un sans pap’ C’est pas un sitcom du côté des sans taff ‘ On brasse des petites sommes Rétention, prison, expulsions, pression Répression, tension Skalpel c’est le sud américain aigri Révolution, anti-flic et pro-immigration Partisan de l’autodéfense à la Black Panther Lucide comme Fanon et les damnés de la terre On porte en nous la mémoire de nos pères Fusillons ceux qui licencient et font des bénéfices Entre bavures et cicatrices Bordel de quel monde va hériter mon fils Striptease mental Mon rap se propage comme du butane Mise à nue de nos coeurs et de nos âmes Je rêve que tout s’enflamme comme du propane On réclame, on attaque, ils braquent, on contre-attaque Ils frappent on répond claque !! (Refrain : Conscient de mon sort et de ma condition Action réaction sur un air de sédition Les yeux ouverts sur ce monde Forcément On crie haut et fort et monte au créneau Avance sans s’en remettre à la chance) La K-BINE c'est 2 gars toujours en colère et irritable On n’épargne pas l'Etat, ne parle pas que de berettas On reste véritable, en abordant des thèmes délicats Donc pas de ballade dans ma musique Tant que des néo-nazis paradent en Russie, Que des paras trucident quitte à paraître pessimiste Je te dirai lucide Conscient du travail en usine Et du confort de ma petite vie Impossible que je m'érige en victime Vu comment certains types vivent On relativise, internationaliste, activiste Entre nous et eux tu vois le décalage Quand sur scène on prend le SM comme d'autres la Kalash Tellement résignés que quelle que soit la pétition je suis prêt à signer Assigné à comparaître, pour mes idées, prêt à ce qu'on m'arrête G.U.E.Z.M.E.R n'est pas prêt de se compromettre Exil Avant toute chose, je voulais te dire ce que je tais Depuis tant de temps que je t'ai Dans la peau que je t'aime J'avais des rêves pour nous Mais pour lui je voulais la grande vie A la finale, je le verrai pas grandir, J'ai fait le choix de fuir Mais en même temps, on me l'a pas trop laissé Je n'ai plus la joie de vivre Et où que je sois, je ne peux cesser de penser à vous Tu sais que je ne suis pas mauvais et encore moins maboul La seule chose que j'avoue C'est que ce système m'a poussé à bout Je suis parti en apprenant qu'Emile était au trou Sûrement l'oeuvre d'une balance En trop dans nos troupes Quoi qu'il en soit, je navigue en eaux troubles, et vis avec la frousse Au trousse de peur qu'on ne me trouve Je suis dans le sud et c'est pas les cances-va, C'est rude, j'erre de planque en squat, Tu comprends, c'est comme quand on n'avait pas d'appart' La peur du lendemain Avec en plus un sursaut A chaque fois que j’entends un bruit de frein, Traqué comme une bête, et plus dans mes pensées, Tant tu manques, c'est peu dire que ton visage me hante Embrasse Yema de ma part Qu’elle ne s'en fasse pas Et Lounes, dis-lui que papa reviendra Et que s'il s'accroche à ses idées, il y parviendra J'ai hâte de voir sa bouille Si tu savais plus je rumine et plus mon cerveau bout Je t'entend déjà me demander si tout ça valait le coup J'en sais rien, en tout cas, traîner dans la boue, J’espère être disculpé bientôt Qu'on se retrouve autour d'un café Tranquillement qu'on puisse discuter Mon fils je t’écris cette lettre pour te dire Que je serais absent un certain temps Que tout ce que j’ai fait Je l’ai fait en pensant à toi et que depuis longtemps J’ai choisi mon camp L’utopie concrète comme slogan Car même si on fait ça pour le genre humain Dans l’immédiat on pense à nos enfants Je m’étais préparé moralement et mentalement Mauvais traitement Le plus dur c’est de le supporter physiquement T’as 6 ans je peux quand même pas te demander de t’occuper de ta maman Elle va sûrement se sentir très seule Mais je pense qu’elle comprend Enfin c’est ce que j’espère perdu dans mes tourments J’sais pas quoi te dire de plus à part que je t’aime Et que j’angoisse en pensant aux éventuelles séquelles Ne crois pas ces journaux qui me traitent de criminel Demande à l’abuelo Le même sang coule dans nos veines Parole de tupamaro J’suis pas un martyr, ni un héros Juste un anonyme de plus dans la lutte pour nos idéaux La vérité c’est que j’peux pas retenir mes larmes en regardant ta photo Ecris moi autant que tu peux Raconte moi tout Dessine moi un tas de truc Fais moi écouter c’que t’écoute Et t’inquiète pas c’est dur Mais ici avec les camarades on se sert les coudes Impossible de revenir en arrière J’assume nos actions et ne regrette pas mon fils, la terre Ne tourne pas rond et ça ne date pas de l’année dernière Ecris, bouquine intéresse toi à tout Malgré la torture et les vexations Te voir au parloir tous les 3 mois m’aide à tenir le coup Ne m’oublie pas comme beaucoup de monde l'a fait Un seul conseil sois fort et cohérent dans tout ce que tu fais La solidarité est une arme En 2009 toujours d’actualité On avance en terrain miné En proclamant la légitimité de la lutte armée Par tous les moyens nécessaires Frères de nos quartiers populaires L’autodéfense est un droit Une posture inébranlable Au même titre que l’amour de la liberté L’ambiance électrique est palpable Noyaux, cellules, groupes organisés, brigades Kommandos autonomes, branches musicales De ceux qui ont décidé de résister Ambiance amicale, esprit de camaraderie Autogestion, indépendance et autonomie Réseaux clandestins, techniques sophistiquées Infiltration, RG démasqués et ligotés Commissariats brûlés, bombes artisanales Vitrines éclatées, réseaux de communication sabotés Acharnés! Choc frontal, éternelle Lutte des classes, méthode ancestrale Homme politique retrouvé dans le coffre, buté Une balle dans la nuque et dans la poche un communiqué Violence à son apogée Opinion manipulée en état de choc Tant qu’elle prend sa dose de TV fuck Elle oublie vite qui est à l’origine des hostilités Dépolitisation alarmante du prolétariat Spontanéité des masses Et morale du révolutionnaire au plus bas Est-ce que ça justifie de condamner Le peu qui brandissent une arme pour lutter Moi je ne crois pas En 2009 on assume toujours autant Et on refuse de marcher au pas Les utopistes lèvent le poing Convaincu que la solidarité est une arme Propos explicites, clairs, limpides Mise a nue de nos coeurs et de nos âmes (Refrain : La solidarité est une arme! Libérez-les! Mon poing levé du calibre douze Ma voix pousse les murs, boom boom! Quand ils envoient leurs troupes à la rescousse En somme, c'est ensemble que nous sommes Invincibles, préparés quand ils envoient leurs hommes En première ligne, dehors sans avoir reçus d'ordres Ressents le coeur qui cogne pour défoncer leur porte) J'suis pas n'importe quel con, je ne veux pas devenir, J'suis déjà quelqu'un et loin d'être quelconque car quand je tombe Je suis le seul sur lequel je compte Mais c'est ensemble qu'on peut être invincible Ne plus devenir la cible Des flics et autres racistes colleurs d'affiches Mettre fin à un cycle, où on nous dit qu'il en est ainsi Rallumer l'étincelle, les devancer Réaliser des belles choses à la DE VINCI Car ici ça taffe en intérim, se prive de tout loisir Et c'est nous que l'on dit oisifs En somme, nous sommes des bêtes de somme, bonnes qu'à produire Va comprendre, on est plein, ils sont blindés jusqu'à l'os Et c'est eux qu'on plaint La solidarité est une arme, une lame que l'on retourne contre l'oppresseur Qui se nourrit des luttes passées de nos prédécesseurs Je sais c'est pas facile mais imagine tout ce qu'on assassine Internationaliste est cet hymne Quand dans sa solitude, l'individu n'entend pas les bombes Moi je me veux citoyen du monde Adopte l'attitude de ceux qui luttent contre un système qui tue Ils mondialisent donc on en fait de même Solidaires de ceux qu'on enferme C'est la parole de ceux qu'on veut faire taire L'Eldorado du clando traversant terres/mers, Et le jet de ce bourgeois qui peut tout se permettre On ne fait pas ça en vain, on rappe pour demain car RESISTER C'EST VAINCRE ! Insécurité Dans le retro les années 80, la peur dans le métro À 20, rien que ça bougeait en bande L’esprit vandale en espérant se blinder le compte en banque Une lame pour tout ce qui est vendable Raque le cuir et le dernier walkman On n'était pas plus sereins, il y avait plus de seringues Les mêmes coups de surin, les embrouilles à 12 sur un Ou dans un cul de sac à plus de cinq Tant de désordre, qu'on se bouche les oreilles quand les vérités sortent Nos enfants ne sont pas pires qu'avant, Comme leurs aînés ils ont connu les mêmes bâtiments À perte de vue, dur pour un fils quand au taf son père se tue Le mal se perpétue avec un frère qui a les diplômes et pas de taf Donc y'a plus d'étude alors on cherche les tunes La BAC persécute, nos gosses on s'en occupe, et personne s'en préoccupe Si ce n'est quand ils grandissent les keufs au cul, que les juges inculquent Quand les tasers électrocutent, on ne s’avoue pas vaincus J'ai une gueule cramée, mon rap est crade comme nos rues se dégradent Grave quand des gars bravent ou des petits bicravent Ça pense qu'à tégra, rien dans la tête mais dessus le casque intégral La K-Bine, l'insécurité est sociale (Refrain : Insécurité! Prétexte facile pour réprimer Contexte docile pour faire passer Amendements, lois et décrets Ici! Une atmosphère tendue voila ce qu’ils créent L'insécurité dont ils parlent, la porte ouverte à tout Quand en campagne, ils partent, la sèment un peu partout On récolte ce qu'on craint, quand on crée la psychose La jeunesse immigrée constamment mise en cause) L’insécurité c’est le chômage La précarité, le manque d’argent, le quotidien et ses difficultés C’est l’absence de papiers, d’abri et de vêtements Comment ne pas approuver l’action de droit au logement Partisan de l’action directe De la violence comme dernier recours Quand le pragmatisme s’apparente plus à une branlette Camouflée sous les traits d’un beau discours Ils vont sûrement parler de voitures cramées De jets de pierres face aux gardiens de la paix Moi je te parlerai de familles qui vivent sous le seuil de pauvreté Et d’enfants qui en France ont du mal à s’alimenter De détresse sociale, de misère humaine De discrimination à l’embauche Quand l’égalité dans ce pays n’est qu’au stade de l’ébauche L’insécurité ce sont ces logements insalubres Ces incendies qui se déclarent dans des appartements lugubres On n’est pas stupides On sait qu’y a pire ailleurs Mais désolé nous on se place du côté des tirailleurs Enfant de l’immigration je n’attends pas que la France m’aime Malgré la haine on va se battre et squatter quand même Pour le plaisir… -Sante Geronimo Caserio (1873-1894): “Eh bien, si les gouvernements emploient contre nous les fusils, les chaînes, les prisons, est-ce que nous devons, nous les anarchistes, qui défendons notre vie, rester enfermés chez nous? Non. Au contraire, nous répondons aux gouvernements avec la dynamite, la bombe, le stylet, le poignard. En un mot, nous devons faitre notre possible pour détruire la bourgeoisie et les gouvernements. Vous qui êtes représentants de la société bourgeoise, si vous voulez ma tête, prenez-la” -Errico Malatesta (1853-1932) : « Celui qui peut s’adapter et vivre content parmi des esclaves et profiter du travail des esclaves, celui-la n’est pas et ne peut pas être anarchiste. Est anarchiste, par définition celui qui ne veut être ni opprimé ni oppresseur, celui qui veut le maximum de bien-être, le maximum de liberté, le plus grand développement possible pour tous les êtres humains » -Marius Jacob : «La société ne m’accorde que trois moyens d’existence : le travail, la mendicité et le vol. Le travail, loin de me répugner, me convient. Ce qui me répugne, c’est de suer sang et eau pour l’aumône d’un salaire, c’est de créer des richesses dont je suis frustré. La mendicité c’est l’avilissement, la négation de toute dignité. Tout homme a droit au banquet de la vie. Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend. » -Envar el kadri : « Nous avons perdu, nous n’avons pas pu faire la révolution, mais nous avons eu, nous avons et nous aurons raison d’essayer de la faire et nous gagnerons à chaque fois qu’un jeune lira ses lignes et saura que tous ne s’achète pas ni se vend et qu’il sentira l’envie de changer le monde » -Serge Livroset : « Mais il me paraissait utile qu’on sache que je n’ai pas connu que la misère, que je ne prends pas le parti du pauvre pour me défendre à travers lui. Je le fais parce que mon coeur et mon esprit m’y poussent ; parce que je sais fort bien de quel côté se trouve la cause juste, même si la passivité des miséreux m’irrite parfois ; parce que je suis fais pour demeurer avec les plus faibles, jusqu’à ce qu’ils se révoltent à leurs tour, à l’exemple de tous ceux qui, pareils à moi, ont préféré lutter plutôt que de souscrire à leur propre esclavage en participant à l’édification d’une société fourmilière abêtissante et injuste. » -Philippe Godard : « Lier l’utopie et la transcendance de la violence maintient ouvert le chemin de la libération. L’émancipation ne se fera que par la violence, l’Etat conservant comme ultime recours l’exercice de la violence monopolisée, et ne renonçant jamais, comme l’histoire la montré, à son utilisation. Perdre l’idée qu’il existe une violence légitime en lutte contre l’Etat, c’est perdre tout espoir et tout moyen de libération. » - Rosa Luxembourg : « Les erreurs commises par un mouvement véritablement révolutionnaire, sont infiniment plus fécondes et plus précieuses que l’infaillibilité du meilleur comité central » - Nikos Maziotis : « Et quand je dis anarchiste, je veux dire que je suis contre l’Etat et le capital. Que notre but, c’est la suppression de l’Etat et du régime capitaliste. Que nous voulons une société sans classes, sans hiérarchie et sans domination. Que l’Etat soit la société, voila le plus gros mensonge de tous les temps. D’après ce dont je me rappelle, Nietzsche aussi disait que l’Etat raconte des mensonges, qu’il ment. Nous sommes ceux qui s’opposent à la division de la société en classes, la division entre ceux qui commandent et ceux qui exécutent les ordres. Cette structure de pouvoir qui façonne la société nous voulons la détruire, soit avec des moyens pacifiques, soit avec des moyens violents, même avec les armes, cela ne me pose aucun problème de l’admettre. » -Denis Langlois : A propos des réfugiés basques (1985) « J’ai mangé à leurs tables, j’ai dormi dans leurs maisons, j’ai discuté avec eux et mon coeur c’est rempli d’espoir. J’ai découvert une véritable communauté, pas une communauté folklorique que l’on exhibe dans les vitrines des musées. Une communauté vivante, avec sa langue, sa culture d’hier et surtout de demain. Un peuple ou la solidarité, l’amitié, la fraternité, ne sont pas seulement des mots. Une communauté ou les liens se resserrent quand le danger est présent, ou l’on chante et danse habituellement, pas seulement pour faire la fête, mais aussi pour sentir que l’on existe profondément » - Buenaventura Durruti : « La révolution est une activité continue, avec des hauts et des bas. Elle comporte des facteurs imprévisibles qui décident réellement de son sort et ces impondérables doivent entrer en ligne de compte dans un plan stratégique. Lorsque les conditions requises pour la révolution sont latentes, un acte d’audace suffit pour propager et embraser l’action collective. Comment savoir à l’avance quand l’homme est arrivé aux limites de sa patience, quel savant est-il capable de fixer l’heure et le jour propices pour la révolution ? Il n’y a pas de méthode pour cela ; il faut une étude sérieuse de la situation et, ensuite, une bonne dose de subjectivisme pour l’interpréter. En fait le principe insurrectionnel est presque toujours une façon aventureuse et audacieuse de sonder les masses. Il est possible que nous nous trompions ; que nous soyons battu dans cette bataille ; cette défaite ne sera pas définitive, ce sera un chapitre de plus dans l’histoire du prolétariat. En révolutionnaires conscients, notre mission consiste à servir de détonateurs, une fois, deux fois, vingt fois si nécessaire, jusqu’à l’explosion collective, la seule qui peu faire de la révolution une activité continue, prolongée jusqu’à son seul but véritable : un changement total de mode de vie des hommes. » - Nestor makhno : « L’anarchisme est tout le contraire du sectarisme et du dogme. Il se perfectionne en agissant. Il n’a pas de doctrine définie. C’est un fait naturel qui se manifeste historiquement dans toutes les attitudes humaines collectives. C’est la marche même de l’histoire et c’est la force qui la pousse en avant.»
Akye
Mercredi 20 Mai 2009
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