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Les émeutes de Los Angeles - Mai 1992



Les émeutes de Los Angeles - Mai 1992

Brochure sur Les émeutes de Los Angeles en Mai 1992.


Les émeutes de 1992 à Los Angeles ont débuté le 29 avril 1992 à Los Angeles après qu’un jury, composé de blancs incluant un asiatique et un latino, eut acquitté quatre officiers de police accusés d’avoir tabassé un automobiliste noir, Rodney King, après une course-poursuite pour excès de vitesse.
Les émeutes durèrent six jours, bien que les évènements les plus importants eussent lieu entre le soir du verdict et le troisième jour. Au final, on dénombra 38 morts, 2 383 blessés et plus de 13 000 arrestations, et des dommages matériels s’élevant entre 800 millions et un milliard de dollars. Il y eut plus de 3 600 départs de feu, détruisant 1 100 bâtiments. Plus de 10 000 gardes nationaux californiens furent déployés. D’autres émeutes, plus petites, eurent lieu dans d’autres villes des États-Unis, en particulier à Las Vegas, Atlanta, et San Francisco, mais également à Oakland, New York, Seattle, Chicago, Phoenix, Madison, et même dans la ville canadienne de Toronto.



1/ Le contexte d’un soulèvement prolétarien
• Aufheben

2/ Los Angeles n’était qu’un début
• Mike Davis

3/ Une chronologie des émeutes de Los Angeles



Le contexte d’un soulèvement prolétarien par Aufheben

« Le 29 avril 1992, Los Angeles explosait dans ce qui devait constituer l’un des plus importants soulèvements urbains du siècle aux États-Unis. L’armée fédérale, la garde nationale et les forces de police venues de tout le pays mirent 3 jours pour rétablir l’ordre. Entre-temps les habitants de L.A. s’étaient réappropriés des millions de dollars de marchandises et avaient détruit pour plus d’un milliard de dollars de capital immobilier. »
Au-delà de l’image : les faits
Parce que la plupart de nos informations sur l’émeute nous sont parvenues par les médias capitalistes, il est nécessaire d’évaluer les distorsions que cela a créé. Tout comme lors de la guerre du Golfe, les médias ont donné l’impression d’une immersion complète dans la réalité alors qu’en fait ils fabriquaient une version falsifiée des événements. Alors que pendant la guerre du Golfe il y eut un effort concret de désinformation, à Los Angeles la distorsion fut moins le produit de la censure que de la totale incompréhension des médias de la bourgeoisie face à cette insurrection prolétarienne.
Le passage à tabac de Rodney King en 1991 ne fut pas un incident isolé, et s’il n’avait été filmé, il serait passé inaperçu — perdu dans la logique de la répression raciste de la police qui caractérise si bien la domination capitaliste en Amérique. Mais, dès lors que cet incident de la vie quotidienne
fut signalé à l’attention générale, il prit valeur de symbole. Tandis que le flot de l’information télévisée noyait l’événement dans le cours de l’interminable procédure juridique, les yeux des habitants de South Central restaient fixés sur un cas qui focalisait leur colère contre un système dont le calvaire de King était l’illustration parfaite. Dans tout le pays, mais spécialement à L.A., on sentait et on attendait que, quel que soit le résultat du procès, les autorités feraient les frais de la colère populaire. Pour les habitants de South Central, l’incident King ne fut qu’un déclic. Ils ignorèrent les appels de l’intéressé à l’arrêt du soulèvement parce qu’il n’en était pas la cause. La rébellion se fit contre le racisme qui s’exerçait tous les jours dans la rue, contre la répression systématique des cités, contre la réalité du racisme quotidien du capitalisme américain.
Une des réponses toutes faites des médias à de semblables situations est de les étiqueter « émeutes raciales ». Une telle caractérisation vola très rapidement en éclats à L.A., comme le nota Newsweek dans l’un de ses reportages sur la rébellion : « En dépit des jeunes Noirs en colère criant : “Tuons les Blancs", des Hispaniques et même des Blancs — hommes, femmes et enfants — se joignirent aux Afro-Américains. La première préoccupation de la foule était les marchandises, pas le sang. Dans une ambiance de fête, les pillards s’emparaient de coûteuses marchandises qui, soudain, étaient deve-nues gratuites. La plupart des magasins noirs, de même que ceux des Blancs ou des Asiatiques, partirent tous en fumée. » Et Newsweek de s’adresser à un “expert” — un sociologue de l’urbanisme — qui leur déclare : « Ce n’était pas une émeute raciale, mais une émeute de classe. »
Un peu embarrassés par cette analyse, ils interrogent « Richard Cunningham, 19 ans, un employé à la barbichette soignée » : « Ils s’en fichent complètement.
La vérité c’est qu’ils font la fête. Ils ont envie de vivre comme les gens qu’ils voient à la télé. Ils voient des gens qui ont de grandes maisons anciennes, de chouettes bagnoles et tout l’équipement hi-fi qu’ils veulent et maintenant que c’est gratuit, ils vont l’avoir. » Le sociologue le leur avait bien dit : une émeute de classe...
À Los Angeles, la composition socio-logique de l’émeute reflète celle des quartiers concernés : des Noirs, des Latino-Américains pauvres et quelques Blancs unis contre la police. Parmi les personnes arrêtées, les Latinos sont majoritaires, plus nombreux que les Noirs, et les “Blancs” eux-mêmes en constituent un dixième.
Confrontés à de tels faits, les médias eurent bien des difficultés à coller l’étiquette “émeute raciale” au soulèvement de L.A.. Ils eurent plus de succès en présentant ce qui venait de se passer comme une violence aveugle et une attaque insensée des gens contre leur propre communauté. Ce n’est pas l’absence de logique dans cette violence que les médias n’aimaient pas, c’est bien la logique même qui l’a inspirée. Les cibles les plus communes étaient les journalistes et les photographes, mêmes noirs et hispaniques. Pourquoi les pillards s’en prirent-ils aux médias ? Ces charognards faisaient courir un réel danger d’identification aux émeutiers par leurs photos et leurs reportages. Et l’incroyable déloge de “couvertures” de la rébellion faisait suite à des années de totale indifférence à l’égard des gens de South Central, sauf pour les présenter comme des criminels ou des drogués.


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Akye
Lundi 20 Septembre 2010





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