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Skalpel - Utopies concrètes(Textes de Rap)Brochure avec différents textes de Skalpel (La K-Bine), à télécharger en bas de page. Mémoires des luttes (Extrait de l’album « Légitime défense » dispo le 24 janvier 2009) J’ai combattu au près du CHE dans la Sierra Maestra Versé des larmes quand ils l’ont tué, fais de même pour ZAPATA Sous le poids de 500 ans d’oppression, mes veines se sont ouvertes Ai parcouru une histoire populaire américaine au côté des femmes aux states Epousé la révolte de JACKSON et vu devant mes yeux la mort Connus l’histoire du Black Panther Party auprès de NEWTON et crié mort aux porcs J’ai haï les matins plus de 20 ans comme JANN MARC ROUILLAN J’ai affronté Big brother en 1984 Combattus dans les milices du POUM avec ORWELL Dans la crasse des tranchées face aux attaques Monté des barricades pendant la Commune de Paris Dos au mur comme les fédérés la tête haute devant les fusils Entre grève de la faim et torture blanche sans repentance et sans reniement J’ai pleuré, crié, espéré, lutté pendant la guerre d’Espagne Me suis réfugié avec les basques dans les villages de Bretagne Porté le drapeau de la CNT dans la colonne de Fer Me suis enfui du bagne de Cayenne avec aux pieds les fers J’ai crié Ya basta ! Le premier janvier 94 Bouffé 6 ans de taule avec mon père et les Tupamaros Pris d’assaut l’ambassade du japon avec le MRTA Levé la kalash et le poing en hommage à NESTOR CERPA J’ai connu BAADER, la RAF, Les Brigades rouges et les CCC Gueulé vive la Palestine avec les militants du FPLP J’ai vu CARLO GIULIANI tombé sous les balles de la police du Capital Concentré tellement de rage dans mes putains de veines Prêt à exploser comme un black bloc à Seattle ou à Gênes J’ai arpenté le couloir de la mort auprès de LEONARD PELLETIER et de MUMIA Lutté pour l’indépendance du Sahara et crevé dans les prisons de Kenitra J’ais eu les mains tranchés comme VICTOR JARA Et ma guitare c’est transformé en une kalash contre les paras En novembre 2005 je me suis révolté dans les cités de France Epaulé par une jeunesse en colère et méprisé depuis l’enfance J’ai foutu le feu à ma cellule dans ce putain de centre de rétention Soutenu la lutte des sans papiers, manifesté contre les expulsions Gardé la tête haute sous les sifflets des ouvriers français Laissé peu de place à la consternation Fils de prolo étranger héritier des luttes de l’immigration J'ai côtoyé la misère dans les bidonvilles de Nanterre Me suis noyé dans la scène le 17 octobre 61 Avec plus d'une centaine de mes frères J'ai vu pleuré ma mère Ses larmes coulant sur le corps de mon petit frère Nouvelle victime d'une bavure policière... Apologie de la violence légitime (Extrait de la mix-tape « Carneperro tape » 2008) Je gratte sur fond de grève De mensonges médiatiques pro-Sarkkko Et de matraquage gouvernemental sans trêve Ils veulent que ceux d’en bas crève La bouche ouverte et pas de façon brève Ya rien de joyeux, la bave aux commissures Pas de sourire aux lèvres, on rêve de buter le commissaire J’suis pas un imbécile heureux Indifférent qui rentre pépère se branler dans son pieu Le corps, l’esprit de la masse, la populace à la ramasse Plus aucune trace de passage, l’histoire est de retour Bidonvilles nouveaux paysages Centres de rétention, fourgon de CRS Contestation réprimée par des apprentis SS Ils se croient libres et informés correctement Détestent les livres Assommé comme la plupart des gens Ecrasé sous le poids de la propagande La télé ment ! 150 chaînes ça me fait une belle jambe Lobotomisé depuis l’enfance donc pas totalement responsable Objecteur de croissance enfoiré de juge je plaide coupable Face à ta justice de classe Des salauds qui s’engraissent Je n’attends pas de bonnes grâces Des bourgeois qui encaissent Les mêmes qui subissent les coups de crasse Résiste et tu verras la taule Grises sont nos mines et la répression n’est pas un jeu de rôle Facile de juger, de condamner la politique à l’étranger De mesurer les taux de participation De resserrer l’étau sur la population Ils sont fiers de leur système, de leurs pensée De leurs économie de marché De leurs élections ridicules médiatisés One man show politique Et débat soit disant démocratique Sphère médiatique Vérité noyée dans les statistiques Absence de représentativité Minorités bannies, manque d'activités Le peu que tu vois Sont des collabos qu’il faut buter Fusillons-les ! Du premier jusqu’au dernier Aucun ne mérite d’être épargné Aucune pitié pas de justice, pas de paix (Refrain : A les entendre ça serait le paradis T’as l’impression qu’ils plaident du haut de leur hypocrisie A leurs yeux l’histoire du monde n’est pas une tragédie Normal C’est sur la misère des autres qu’ils se sont enrichis Appauvri le tiers monde à en faire péter les entrailles Combattants, révolutionnaires, militants et canailles) Révoltés (Extrait de la compilation « Délepenisons » 2007) Quand l’équipe de France a gagné je devais être le seul à pas être heureux J’ai pensé aux africains brûlés vifs dans des hôtels miteux Aux clandestins dans les zones d’attentes à l’air triste et malheureux Gare à l’odeur de l’épave quand les beaufs bavent Je te le dis ces joueurs ne sont que des poukaves Calme l’ardeur des soit disants bonhommes qui squattent les caves J’aime le foot mais je me dis que ce sport abrutit vraiment les masses Ils parlent de modèle d’intégration moi je te parle de lutte des classes « C’est que du sport frère !! » Pas du tout, dans ce monde tout est politique Et si tu comprends pas je peux rien y faire Après 98 et leur victoire métissée Leurs discours sur la France colorée En tant qu’immigrés est-ce que nos conditions de vie se sont améliorées ? 50% des français aiment l’arabe et le noir Quand ils marquent des buts pour leur drapeau Mais je te garantis que leur bulletin de vote signifie Qu’ils veulent que tu rentre chez toi illico presto Pas la peine de me taxer d’anti-français Une puissance néo-coloniale qui te donne des leçons de morale C’est l’hôpital qui se fout de la charité (Refrain : Révoltés !! C’est pas une mode mais une façon d’être Pour ceux qui luttent et pas qu’avec des lettres Fils d’immigrés rap de clando Fier de l’être sudaka latino) La France c’est celle des villages ou l’on vote extrême droite par peur de l’étranger Où la pensée est guidée, influencée par le journal télévisé Crois moi chez les beaufs on mesure l’impact de l’image d’une voiture brûlée Chez eux il ne se passe presque jamais rien Sainte est la parole du curé du coin De temps en temps un gros dégueulasse sort du placard Première page des journaux traquenard Dans une bourgade de 1000 habitants actes de pédophilie barbare Complicité des notables et des hommes d’église Les mêmes enfoirés qui nous donnent des leçons de morale et nous stigmatisent Etrangers certains le sont par obligation L’argent domine le monde conséquence Nos enfants se réveillent sous les drapeaux de vos nations Come back !! Colonisation, torture, guerre de libération Reconstruction, enfants de l’immigration Mise sur le côté de toute une génération Echec de l’assimilation, rébellion Paris brûle-t-il ? Futur simulation Lucide comme Nathalie, pertinent comme un écrit de prison C’est dans leur société de consommation que se trouve le véritable poison Contre l’Empire (Extrait de la compilation « rap conscient » 2006) On vit dans un monde de tarés Où des connards s’amusent à filmer Un tas de gars en train de se faire savater Où la télé adore les images cramées De jeunes qui par la police se font cravater Un esprit carnassier Qui sombre dans le putassier Et la parole qui se fait cadenasser Ici un arabe peu se faire jeter dans la seine Par des bâtards de bourges qui jouent les petits SS Et crois moi personne n’entend ses putains de cris de détresse Etre indifférent c’est faire le choix de son camp Arrête de mitonner ça fait déjà trop longtemps Que l’état nous la met dans les shhh Regarde moi ces tocards sur leur portable En train de mettre des grosses baffes a petits çaifs Trop de violences inutiles et mal orientées De connaissances futiles regarde le mal augmenter Chaque idée balancée est le fruit d’une sélection draconienne Me parle pas d’évidence naturelle L’homme est un loup pour l’homme et les élites des braconniers Ils disent que les lois de la nature humaine sont ainsi faites Que les pauvres sont des bras cassés Et que eux seuls méritent de diriger la planète Ils ont noyés l’espoir dans une cuve d’acide néolibéral Supprimer les frontières et donner vie a l’économie globale Esclavage mondial !!!! De Gênes a Seattle Leurs soldats ont imposé une seule devise le « ferme ta gueule ! » Ils délocalisent Les entreprises économisent Les licenciements se banalisent Les PDG voyous les tabous brisent Transportent leurs parachutes dans des valises Direction, les paradis fiscaux, fiston Là ou les banques accueillent les bénéfices de l’exploitation Ils blanchissent l’argent sale Se réjouissent, organisent des fêtes dans de grandes salles Se branlent sur la misère humaine Et n’espère pas être convié à leur petit bal (Refrain : Contre l’empire quelques voix s’élèvent Des peuples entiers se soulèvent Souvent la rage ne dépasse pas le bout des lèvres Au milieu des fusils ! Je te jure que c’est dure de Distinguer la relève Contre l’empire quelques voix s’élèvent Des peuples entiers se soulèvent Souvent la rage ne dépasse pas le bout des lèvres Au milieu du maquis Ca tire, ça pète On se bat sans aucune trêve) Je parle de colonialisme moderne comme en nouvelle Calédonie Ils veulent remplacer un mode de vie ancestral Par des usines qui polluent et dont le seul but est le profit On demande a cette homme de troquer son héritage pour le nickel Son art se transmet depuis 25 générations sans blème Mais on lui dit qu’il faut Rentrer a fond dans une ère nouvelle L’occident impose au monde un mode de vie Et clame partout que c'est la véritable démocratie Une souffrance transmise depuis des siècles Une mort certaine propagée comme une épidémie Rien n’est fini Et la preuve en est ce qui se passe en Bolivie 500 ans après l’indigène réclame justice ! Et les dollars ne peuvent pas effacer toutes ces cicatrices Les tanks ont remplacé les caravelles Et la cupidité envahit chaque parcelle de leurs cervelles L’élite intellectuelle assimile le moindre paysan qui se révolte A un trafiquant de drogue Tu parles d’une bonne blague On connaît tous le véritable but du plan Colombie Faire disparaître la guérilla mais ça c'est de l’ordre de l’utopie Vous voulez quoi ? Eliminer des gens qui n’ont plus rien a perdre Qu’on pleure pour Betancourt Tandis que les paramilitaires s’énervent Massacrent des milliers d’innocents Sans aucun sentiment de réserve Désolé mais je garde le peu de larmes qui me restent Pour les oubliés assassinés au Mexique Aux victimes depuis 5 siècles de la barbarie Et d’un pillage de terre drastique !!! Luttez ou crevez ! (Extrait du mini album « En attendant le 3ème album » 2007) Vu la tournure que prennent les événements Il nous reste peu d’alternatives Tu peux t’accrocher à ton confort luisant Ou décider de lutter contre le système et ses dérives Le problème c’est que chacun pense au fond de lui qu’il a trop de choses à perdre Il s’accroche à une illusion qui rend la face du monde trop terne Dans mon combat je n’ai pas de richesses matérielles à proposer Je n’ais que des sacrifices et de la solidarité à t’opposer Des rêves à partager, des angoisses et des sentiments humains Et devant ces yeux émus je te jure frangin que tu te sentiras bien On ne va pas se voiler la face, ni faire semblant Ne rien faire c’est cautionner l’oppression et l’emprisonnement Ya pas 36 équipes, ya que deux camps Et c’est pas une question de bien ou de mal, mais de classes et bizarrement Ceux qui possèdent sont peu nombreux Monsieur nous sommes une multitude et eux ils sont si peu (Refrain : Camarades levez les poings, debout pour empoigner notre destin REVOLUCIÓN !!! Camarades levez les poings , car l’avenir nous appartient REVOLUCIÓN !!!) On exige une meilleure répartition des richesses L’abolition des monopoles et la fin des privilèges Ils obligent les gens à se radicaliser Rêvent de la bourse et d’une situation normalisée De stabilité des marchés et le pire c’est qu’ils persistent Se complaisent dans l’apartheid et les idées racistes Partisan de la grève générale de la part des étrangers Qu’ils voient une fois pour toutes que sans nous ce pays ne pourrait pas tourner De l’éboueur qui nettoie vos rues et vos tro-més A l’employé d’aéroport sans qui vos avions ne pourraient pas décoller Jusqu’au médecin payé 2 fois moins qu’un français offensé Qui travaille comme un chien dans vos urgences blindées Le pire c’est qu’une majorité a des papiers et payent des impôts Exiger le droit de vote est aussi difficile fréro Que d’admettre que de la criminalité les prisons en sont le terreau Il est temps de prendre conscience de nos devoirs assez rapidement Et de se dire que tout ça n’est pas pour nous mais pour nos enfants Refrain Pendant qu’ont profitent de nos vies en demi-teinte Certains croupissent en prison et font face à des contraintes Tellement loin de notre quotidien qu’elles nous parassent irréelles Sur les murs de Bapaume, la Santé, Fresnes ou Fleury Ne se posent pas d’hirondelles Combien de cravateux, de voleurs en costard De députés et d’hommes politiques qui mériteraient le placard Combien de pots de vin, de caisses noires C’est triste mais faut croire que le destin d’un anti-CPE ne vaut rien Comparé à ses escrocs notoires Voici la vérité d’une justice qui te traite de menteur Mon constat : c’est dans les hautes sphères de l’Etat Que se trouvent les plus grand voleurs Avocats commis d’office payés au lance-pierre Etats bourgeois hommes d’affaires corrompus Défendus par les plus grands salaires Conclusion pour eux nous n’avons pas la même valeur Que leurs chiens et ceux qu’ils exploitent au nom des leurs Je Rap pour… (Extrait du maxi « prélude » 2006) Je rap pour ce vieux militant d’extrême gauche A qui on reproche de ne pas avoir honte de ses idées Qui a milité toute sa vie dans un parti que les aparatchiks ont dénaturé Pour les activistes d’Action Directe enfermés depuis plus de 20 ans Prisonniers politiques en France courageux doués d’un mental clinquant Je rap pour cette génération qui a grandi entre les dalles de béton Qui garde la tête haute, ne se considère pas comme une victime Se bat et respecte la sueur de nos darons Fils d’ouvriers l’étoile rouge collé sur le front Le poing levé dans les manifs Le sang sur les canifs Quand contester est pour l’état un véritable affront Je rap pour ce syndicaliste opposé à l’idéologie capitaliste Pollution et coups bas dans l’industrie du disque Bienvenue dans un rap consensuel et matérialiste Je rap pour que les mots de ma grand-mère Ne soient pas sortis de sa bouche en vain 1973 les militaires embarquent mon père vers un autre destin Sachez une seule chose vous mes frères latino-américains Le fils de tupamaro n’oublie pas et ne trahit pas l’héritage laissé entre ses mains Je rap pour ces étudiants révoltés aux idées anarchisantes Qui crient Ni dieu Ni maître face aux religions oppressantes Fier d’être mécréant, honnête avec le coeur ballant Ceux la même que l’inquisition brûlait et qu’on appelle des non-croyants Je rap pour qu’on évite les raccourcis un peu trop faciles Je ne suis ni fanatique ni docile, surtout pas antisémite Mais sur ta liste, tu peu écrire en gros Skalpel anti-sioniste Je rap pour le courage passé de ces combattants amères et tristes Opposés à ceux qui affament la planète Et qui nous parlent de leurs passions du christ En bref et pour résumé Je rap pour que mon père sache que j’ai hérité De la souffrance issue de la torture qu’on lui a jadis infligée Qu’aujourd’hui son combat est le mien, tatoué Et que la cohérence entre les actes et la parole guide chacune de mes pensées. Libérez-les !!! (Extrait de la compilation « Libérez Action Directe » 2007) Il s’agit ici de rapper pour ceux qui ont pris le chemin de la lutte armée Et parfois n’ont pas pu éviter les coups de feu alarmés Qui ont maintenu intact l’étendard de la révolte L’idée que les pauvres ne paieront pas tout le temps pour les abus de ses despotes Patrons, militaires, hommes d’affaires, Etat et industrie La matrice est complexe et s’alimente d’un feu nourri Au milieu d’un appareil répressif qui te fait sombrer dans le noir Et maintient ton esprit dans un tiroir Derrière ses murs eux ils tiennent bon Dehors on fait la même avec beaucoup d’humilité et d’abnégation De Lannemezan à Bapaume, la rage étouffe dans mes paumes Et la culpabilité de ne rien faire est un poids sur mes épaules J’écris pour vivre et mes larmes n’y peuvent rien « Ne laissons pas faire !! » est l’expression de notre soutien (Refrain (x2) Ma rage m’étouffe autant que ma haine et j’ai le souffle coupé Mon bras se lève, mon poing est serré Libertad !!! Libérez-les !!! Révolutionnaires, combattants, militants incarcérés Libérez-les !!!) Les gens considèrent comme terroriste La personne qui prend une arme pour lutter contre l’impérialisme Que pensent-ils? De ces Etats qui appliquent les méthodes de la dictature De ses patrons qui traitent les ouvriers comme de vulgaires ordures De ses trafiquants d’armes qui s’enrichissent sur la misère humaine De cette police corrompue qui joue du bâton tel une vieille rengaine Ils répriment et dans les manifs l’étudiant est la cible Normal qu’on aie la haine qu’on devienne irascible Si un jour la clandestinité éclaire ton chemin sort vite l’arme de la poche Sache que si ils t’attrapent la réponse de l’état sera féroce Pour eux un festin !! Quartier d’isolement, torture physique et psychologique Assassinats maquillés en suicide Etranglements limpides, corps tailladés, balles dans la carotide Refrain(x2) Répondre à la violence par la violence Choque le bobo écolo en France qui ne veut pas rater ses vacances Brandir une arme pour défendre le boulot du peuple J’appelle ça de la légitime défense Menacer de faire sauter l’usine si on enlève le pain de la bouche de nos enfants Est un acte légitime Hier contre la guerre au Vietnam Aujourd’hui contre l’occupation en Irak et Palestine Vision internationaliste et lucide des luttes à mener C’est la société de conso que l’on rêve d’exterminer L’avenir appartient à ceux qui luttent (Extrait de la compilation « Libérez Action Directe » 2007) Le futur donnera raison à ceux morts dans les barricades Aux révolutionnaires constitués en Avant-garde A ceux dont l’âme et l’espoir survivent dans les tranchées de l’histoire Aux révoltés qui luttent et qui aspirent à ce grand soir A ces jeunes rebelles que l’élite regarde de haut A cette jeunesse méprisée enfermée au fond d’un hall A ces sans-papiers qui luttent pour une meilleure condition A ces ouvriers soldats membres d’une armée de libération A ces femmes en noir réunies pour la paix en Palestine Aux mères de la place de mai qui redonnent son honneur a l’Argentine A tous ces mecs butés lors des manifs lors des rassemblements A tous ces poings levés ces gueules tachées de sang Aux victimes qui nous inspirent tous ces slogans On a mille raisons d’y croire et d’aller de l’avant (Refrain(x2) L’avenir appartient à ceux qui luttent, à ceux qui se lèvent tôt Ceux qui ne se résignent pas, gardent la tête haute et ne baissent pas les bras Ceux qui revendiquent et qui contestent Crient et manifestent) Patates sans gants, de la part de ses cinglés Répression sanglante si tu l’ouvres tu finis cintré Vérité cinglante trafiquée par les télés Quand on touche à la bourgeoisie au patronat La réponse de l’état ne se fait pas attendre Paradoxal quand tu vois les clandestins qui galèrent dans les zones d’attente L’oppression telle un rouleau compresseur Entame sa guerre sale de bonheur Partout où une voix s’élève pour exprimer son désaccord Ou les drapeaux se lèvent et ou la lutte renaît de ces quelques accords Ils veulent faire de nous une génération d’esclaves De pigeons obéissant qui devant l’argent bavent 93 conscient donc révolté Ils ont semés la merde et l’ont récoltés Gauche – Droite (Extrait de l’album « Kommando Malik » 2007) J’écris ça en période d’élections Quand t’écouteras ça sera Sarkkko ou un autre de ces cons Moi je ne compte pas car étranger Apparemment si je vote, je suis un danger Merci pourquoi ? Mille euros par mois ? Tu rigoles ou quoi ? Honte à moi si je deviens comme ces bourgeois Voici le schéma : à 20 ans chez les cocos Et à 50 ministres chez les socialos Attention aux anciens cols Mao devenus fachos 68 a bon dos c’est la pêche aux démagos De ceux qui passent des barricades Aux restaurants chics squattés par de riches salauds Comprends mon analyse La gauche caviar tente constamment de maîtriser Les jeunes de tèces qui s’organisent Opportunistes promesses électorales Ce candidat se dit socialiste mais n’est pas antilibéral Garder son indépendance est devenu primordial fréro Social-démocratie de merde ne touche pas à mes idéaux (Refrain : Ils vont dans les mêmes écoles Défendent le même système Affrètent les mêmes charters Sont au service des mêmes entreprises Répriment avec la même police Travaillent avec les mêmes banques Envoient les mêmes soldats et les mêmes tanks Gauche droite !! Social-démocratie, capitalisme c’est la même quoi !! Même exploitation et même contrat) Rouge est ma fraction Directe est mon action Le A de Skalpel est dans un cercle Apolitique pas question Petit élève enlève le couvercle pour que ça pète Nous on rap avec le peuple et pas pour Crache sur les médailles de cet enfoiré de Papon Symbole d’un Etat colonial La moitié de ce pays se complaît dans la haine raciale Lâche, planqué et sournois Depuis l’époque d’Alésia et des Gaulois Collabos, rare comme un résistant pendant l’occupation Ce sont les luttes de l’immigration L’Anarchie et l’extrême gauche militante Qui ont fourni des bonhommes à cette nation Communards en action Porteurs de valises pour le FLN Sans oublier le courage des combattants Moudjahidin, tirailleurs guerres de libération Latino, rabzouz, indigènes en formation Sarkkko s’inscrit dans une continuité C’est pas l’homme qu’il faut diaboliser Mais le système qu’il représente qu’il faut cramer En discussion faut éviter de s’éterniser Agir plutôt que de parler S’organiser car c’est nos rêves qu’ils veulent briser Refrain Enlève le bandeau que t’as devant les yeux Réveille-toi pour la fin il manque si peu Je suis en mode Armagueddon Fin du monde et apocalypse Répression, prisons et peu d’avocats libres Banlieusards contre étudiants Syndicalistes contre manifestants Immigrés contre çaifrans La tête coincée entre la matraque d’un CRS Et la patate d’un SO de la CGT Demande aux sans papiers C’est le pouvoir que j’aperçois en train de se marrer Mon gars quand tu niques cet étudiant en train de manifester Tu te niques toi-même Petit bobo ne pleure pas la violence est notre misère quotidienne Et un vol de portable ne justifie pas qu’on vote Le Pen Prolétaires contre lumpen Sors la tête du bouquin et vient faire un tour dans le réel Rester passif c’est cautionner le système Kommando Malik (Extrait de l’album « kommando Malik » 2007) Fils de l’immigration Qui pour eux a bouquiné plus que de raison Autodidacte dans l’apprentissage et dans l’action Etant donné qu’ils nous spolient On devient partisan de l’expropriation Théorie analysée, actes décidés On est prêt pour la propagande par le fait On diffuse nos messages à la presse par communiqué Même si les médias officiels ne cessent de nous boycotter Sur les murs apparaissent nos slogans Kommando Malik !! Mouvement autonome des banlieues s’adresse à chaque habitant Désormais la moindre bavure aura sa réponse Pour chaque assassinat vos compagnies on les défonce (Refrain : Attentat ciblé, justice populaire, assassinats politiques ! Kommando Malik !!! Propagande armée, milices organisées, recherchés par les flics ! Kommando Malik !!! Autonomie, avant-garde en action, autodéfense en pratique ! Kommando Malik !!! Mouvement des banlieues, autogestion panique, en guerre contre les élites ! Kommando Malik !!!) Je te laisse deviner Monsieur l’agent de la paix tu peu trembler Guerre de classes Et à l’école on exige des moyens pour nos enfants Des emplois stables et des logements décents pour nos parents Après pas mal de temps A essayer d’obtenir les choses par la voix légale Une seule porte c’est ouvert à nous Clandestinité et pratique illégale Aucune cible civile ou innocente dans nos actions Ne sont visés que les représentants de l’Etat répressif et les patrons Les commissariats lieu de l’infamie, signé Kommando Malik Guérilla urbaine membre d’une armée d’insoumis Refrain Porte voix d’une future insurrection Pour eux nous sommes des robins des bois qui vivent dans une fiction Attention à la désinformation Si nous sommes terroristes eux sont des criminels de guerre en faction Notre lutte est légitime, favorable est l’opinion Avant-garde utopiste qui vit dans l’illusion Voila comme ils nous décrivent Ridicule venant de la part de bourgeois qui parlent au nom d’un peuple a la dérive Ils s’esclaffent devant leurs convives Mais savent ils ? Vraiment comment nos frères vivent Nous sommes une petite partie de ce mouvement de masses Qui veut faire tomber le pouvoir en place Quelques minutes pour dire… (Extrait du maxi « Prélude » 2006) Je cautionne la lutte armée Quand elle accompagne un mouvement de libération national J’approuve la violence comme dernier recours Quand l’injustice est posée sur un piédestal Je soutiens la cause palestinienne sans aucune ambiguïté Et surtout ne demandez pas à ce peuple d’abandonner Désarmer c’est abdiquer devant l’oppresseur Trahir les morts, les martyrs et toutes ces veuves en pleurs Liberté pour le peuple sahraoui et que vive le front Polisario Rien à branler d’être le dernier militant le poing levé au milieu de « mi barrio » J’évacue la rage des tripes, mystifie l’écriture Sur la feuille blanche une égratignure, l’encre de mon bic une éraflure La transpiration dure trempe les points de suture Différents poids de mesures pour prendre la température du quotidien Entre les briques et les dalles de béton on ne ressent rien On rêve d’un peu d’air pure S’interroge sur la condition humaine et sa nature Le sens de chaque mot, de chaque syllabe Les conséquences de nos messages graves De nos morceaux diffusés depuis l’obscurité de nos caves On se pose un tas de questions et au final on obtient peu de réponses On se contente d’une vérité mitigée que l’on s’enfonce Dans le crâne jusqu’à se faire péter les synapses Tellement convaincu qu’on perd nos repères dans le temps et ces laps (Refrain : Mon coeur est une falaise creusée par l’érosion Le rap et l’écriture miroirs de mes émotions Quelques minutes, vite ! Vite ! Pour dire ce que j’ai dans le bide Rien à foutre qu’on dise que je prêche dans le vide Mon coeur est une falaise creusée par l’érosion Le rap et l’écriture miroirs de mes émotions Le poing levé on passe à l’action) Dire qu’ont est la toujours présent depuis 8 ans est un euphémisme Cherche pas ailleurs le rap conscient face à leurs mutismes Dans l’industrie on est des mutins Des soldats rebellés face à un big marché de putains Pas question de marcher droit, de rester dans le rang De marcher au pas ici on ne marchande pas avec les tron-pa La k-bine un syndicat de combat Dans le royaume du matériel les prémisses d’une guérilla L’étincelle se transforme en incendie Compose le 18 dit leurs que le crew telephonik a posé sur plus de 100 disques Sache que la musique n’est pas un art sans risque Rien à foutre que les élites du rap français se fassent la guerre On est la pour les faire tomber Ils nous font rire avec leur clash entre millionnaires A croire que quand t’a de l’argent t’a du mal à t’occuper On est là et dans l’indé on pointe à la soupe populaire Temporise poster dans nos coins quand apparaît le regard de travers Regarde ce qu’ils font (Extrait de l’album « kommando Malik » 2007) Je préfère la franchise de l’ennemi A l’hypocrisie de mes amis Au moins je sais à quoi m’en tenir Les discours au nom du peuple en train de souffrir Faits par des gens coupés des masses me donnent envie de vomir Combien de charlatans, d’imposteurs qui prêchent la bonne parole Combien de démagogues, d’opportunistes qui se donnent le bon rôle Parfois on ne sait plus où donner de la tête Ecoeuré on essaye de s’évader sur Internet Est-ce que tu piges ? L’information est falsifiée Conséquence le pouvoir dirige et l’opinion est manipulée 1984 c’est loin d’être de la fiction Et putain de le dire comme ça, ça fait froid dans le dos comme un glaçon Tu sens pas le stress environnent ? Bordel regarde ce qu’ils font à l’environnement A chaque fois c’est pire qu’avant, c’est rien de le dire maman Ils veulent tous finir au firmament, c’est ce que j’affirme quand J’érige mes principes auxquels je m’accroche fermement Solidement, ma conscience s’éveille et prend de l’ampleur Appuyé par un sampler dans ce monde en pleurs Je rêve de shooter l’empereur (Refrain : Regarde ce qu’ils font ! Ils convertissent l’atmosphère en poison Economie, environnement, mondialisation… Quoi ?? T’entend pas ? Tu regardes pas ? T’écoutes pas ? Tu vois pas ? Tu sens pas ? Quoi ??) Quel prix es-tu prêt à payer pour jouir de ta liberté ? C’est la question posée aux esclaves par les maîtres Ça ne se passe pas ya deux siècles Mais actuellement dans certaines régions de la planète L’Homme a trouvé le moyen de contourner la fameuse déclaration Multinationales dans le tiers-monde Financement des dictatures nouvelles formes de dominations 18h a bosser comme un chien en échange d’un bol de riz Pour certains ça fait goleri, aucune remise en question L’OMC coupable et n’espère pas de leur part la moindre interrogation Leur but n’est sûrement pas d’humaniser la mondialisation Objectif numéro 1 : moderniser les formes d’exploitation Démocraties occidentales complices Hommes d’états corrompus, émerveillés par les enveloppes Et l’argent qu’on y glisse Dans les yeux de ces enfants se lisent le désespoir et la souffrance Mais ce qui tue plus que tout c’est l’arrogance des maîtres Et les élites coupables d’indifférence Stopper l’analyse au coin de sa rue devient réducteur Mon rap est un courant libertaire dans un fil conducteur Le combat s’exporte, n’est plus local Aujourd’hui les problèmes ne peuvent se résoudre qu’à l’échelle mondiale Les réponses et les solutions ne peuvent être que collectives Dur pour le peuple de comprendre les directives Les masses à la dérive ne se conscientisent pas du jour au lendemain Malgré de nombreuses tentatives Combien d’échecs? Combien de fêtes ? Ivres Combien d’attitudes passives ? 500 ans (Extrait de l’album « Kommando Malik » 2007) Parce qu’ils ont en mémoire les sévices et que les plaies sont encore fraîches Parce que de la terreur et du génocide L’homme blanc sur sa caravelle a ouvert la brèche Parce qu’ils ont voulu civiliser à coup de croix et de fouets D’épées, de maladies et d’alcools qui pourrissent le foie Parce que Christophe Colomb n’était qu’un salaud L’entité de la mort sur un radeau A transformé des temples sacrés en saloon mon salaud Parce qu’ils ont complexé des peuples entiers Honteux de leurs cultures Parce que certains métis ont du mépris Et préfèrent cette blancheur soit disant pure Parce qu’ils ont fait rimé Occident et civilisation Progrès et colonisation Paysage en pleine transformation 500 ans après la potence et la croix nourrissent l’assimilation Parce que l’histoire de ces ancêtres était belle comme ces peintures d’anatomie Et qu’à la lumière des étoiles ils maîtrisaient l’astronomie Parce que les plantes les guérissaient Et la nature les protégeait Parce que le diable en armure sur un cheval a tout pourri Parce qu’ils chassaient et se nourrissaient de fruits Et que dans cet écosystème ils vivaient en parfaite harmonie Parce que le conquistador les jetait du haut de la falaise Eclatait la tête des bébés contre des roches Et que sous une chaleur étouffante ils luttaient contre les malaises Parce qu’ils préféraient se suicider en groupe plutôt que de souffrir Et que leur progéniture ils avaient du mal à nourrir Parce que TUPAC AMARU est un héros Et que son âme est toujours là Parce que c’est l’histoire du pillage d’un continent Et que les fils, eux, n’oublient pas (Refrain : Pour l’argent, l’or et les épices Ils héritaient de la mort de père en fils Génocide un continent des cicatrices Latino, indiens, blancs, noirs et métis) Travail de mémoire (Extrait de la compilation « libérez Action Directe » 2007) Je porte en moi la souffrance de mon peuple et la tristesse de l’exil Les souvenirs d’un pays écrasé sous la botte d’un militaire sénile Je ne suis que le résultat de cette histoire tragique Fils de prisonnier et de réfugié politique Une partie de mon âme est enterrée là-bas dans une cache d’arme A côté de ces corps calcinés victimes de militaires infâmes A chaque fois que je pense à ma terre natale Dans mon cerveau résonnent les coups de la répression 20 ans après je vois ces généraux en liberté qui n’ont même pas demandé pardon Amnistie négociée qui cache une totale impunité Il faut croire que ces criminels ce soir dormiront en paix Que faut-il faire ? Je me pose des questions La haine et la soif de vengeance mettent mon sang en ébullition Que dire ? De ces mères qui ne savent pas ou se trouvent les corps de leurs fils Disparus après avoir subis d’innommables sévices Dans ces écoles transformées en camp de tortures Les cris de désespoir rebondissaient sur les murs Et dans la mémoire collective sont apparues d’innombrables fissures Tous savaient, étaient complices et ont participé au processus Quand ils parlent de paix habillés en « para » révélateur est le lapsus Moi je ne suis que ce fils qui n’oublie pas Pourquoi ? Parce qu’il ne veut pas Que ces morts n’aient pas de sens Donc je marche sur les pas de mon père ancien « tupa »
Akye
Mercredi 20 Mai 2009
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